Historique
La Société d'histoire de la région de Terrebonne nait le 14 octobre 1975 de la volonté d’une poignée de pionniers, à la suite d’une assemblée convoquée par monsieur Aimé Despatis dans son journal La Revue de Terrebonne et tenue au Salon rouge du Collège Saint-Sacrement. C'est dans un élan de restructuration en 2021 que la Société modifie son appellation et devient la Société du patrimoine et de l'histoire de Terrebonne (PHT).
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1975
La Société d’histoire de la région de Terrebonne prend vie
Son premier Conseil d’administration fut présidé par le regretté Normand Gouger. La Société obtient ses lettres patentes, émises en vertu de la 3e partie de la Loi des compagnies, le 9 décembre 1975 grâce au soutien juridique de Me Denis Hardy, alors député de la circonscription de Terrebonne et ministre des Affaires Culturelles dans le gouvernement libéral de Robert Bourrassa. Denis Hardy est un ami personnel de monsieur Aimé Despatis.
Ne disposant d’aucun local permanent, la Société d’histoire tient ses réunions à l’étage de la bibliothèque municipale sur la rue Saint-Pierre. Cet immeuble, aujourd’hui connu comme Édifice Louis-Lepage, est converti en salle du Conseil de la Ville de Terrebonne.
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1975-1978
Les années pionnières (1975-1981)
Sous la brève présidence de Normand Gouger suivie par celle de Claude Blouin, ces premières années sont consacrées à la protection du patrimoine bâti, principalement au dossier de l’Île-des-Moulins. La restauration des bâtiments du deuxième site historique en importance au Québec, après la Place royale, monopolise l’attention et les actions de la communauté terrebonnienne.
En 1978, l’Île-des-Moulins est le deuxième site historique en importance au Québec. «Le concept de restauration s’inscrit alors dans le sillage du projet Place royale de Québec. Les travaux entrepris visent une reconstitution historique centrée sur la période 1832-1883.» Gérard Beaudet
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1978-1981
Le contexte d’effervescence patrimoniale
La Société d’histoire adresse une lettre «musclée» au nouveau ministre des Affaires culturelles, l’historien Denis Vaugeois, et obtient l’ouverture du Bureau seigneurial à la population avec le concours du Groupe de la Place publique (composé de Marc et Jean Lincourt, Claude Morin, et autres).
C’est alors le seul bâtiment restauré sur l’Île-des-Moulins : il est vacant, inaccessible, sans vocation définie. La Société est autorisée à installer ses bureaux à l’étage et le ministère des Affaires culturelles y organise une exposition historique permanente au rez-de-chaussée.
Grâce à des subventions, elle peut embaucher du personnel temporaire pour l’animation de l’Île-des-Moulins et du Vieux-Terrebonne historique.
Elle en obtient aussi pour microfilmer les minutiers des notaires du XIXe siècle ayant œuvré à Terrebonne et dont les greffes étaient encore inaccessibles, conservés qu’ils étaient dans les archives du Protonotaire du district de Terrebonne, au palais de justice de Saint-Jérôme.
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1975-1981
L’époque «glorieuse»
La Société organise les premiers circuits patrimoniaux dans le Vieux-Terrebonne, la Côte de Terrebonne (œuvre de madame Lucette Lupien), Lachenaie (œuvre de monsieur Ronald Bouvier) et Mascouche. Des panneaux du « Patrimoine » sont installés devant des édifices et des lieux historiques.
Dans la foulée s’ensuit le lancement d’une collection de brochures sur le patrimoine régional, dont les premiers titres sont consacrés à la maison Perra-Bélisle de Terrebonne, à la maison Bouvier-Allard de Lachenaie, aux maisons Roussil de Terrebonne et à la maison Renault de Mascouche.
Afin d’amener les membres, de plus en plus nombreux, et la population de la région à découvrir leur histoire, la Société organise des conférences mensuelles qui prennent bientôt la forme de souper-causerie. Elle publie, en outre, un bulletin d’information intitulé La Fournée, d’abord dans les pages du journal La Revue, puis sous la forme d’un fascicule, dont la périodicité est variable, envoyé à ses membres. Messieurs Ronald Bouvier et Réjean Desjardins en sont les premiers rédacteurs.
Au cours des ces premières années d’existence, des centaines de personnes assistent aux conférences de la SHRT.
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1981-2002
La période des grands projets
La venue de Marguerite Lachapelle à la présidence en 1981 imprima progressivement une nouvelle orientation d’action à la Société d’histoire qui devint de plus en plus un partenaire incontournable dans le développement socioéconomique et culturel de la région, notamment dans la mise en œuvre d’une structure d’accueil et de développement touristique. Un projet structurant s’ébaucha en 1987 soit la création d’un musée dédié entièrement à l’œuvre de la famille Masson. Le projet prit le nom de « Maison de la culture Joseph-Masson ». En même temps qu’elle préparait à des études de faisabilité, la Société d’histoire procéda à l’acquisition progressive des biens de la succession Masson; elle constitua aussi un important fonds d’archives. Tandis que le projet prenait forme et qu’il était sur le point de se concrétiser, la conjoncture politique du milieu des années 1990 en empêcha la réalisation. Le projet fut relancé en 2000 sous le nom de «Maison d’histoire de Terrebonne».
Le magnifique édifice de style Queen Ann, sur la rue Saint-Louis, qui devait abriter la Maison de la culture Joseph Masson. Un projet de près de 1M $.
D’autres projets mobilisèrent la Société d’histoire au cours de cette période, notamment ceux de la sauvegarde du Domaine seigneurial de Mascouche et de la préservation du lieu historique et archéologique du Fort de Lachenaie. Mais, le décès prématuré de Marguerite Lachapelle (en 2001) et le départ de la région de Claude Martel (en 2002) provoquèrent la cessation presque immédiate des activités de la Société, faute de relève. En conséquence, tous ces projets furent abandonnés.
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2002-2008
La période de «dormance»
Entre 2002 à 2008, la Société sombre dans une «période de dormance» durant laquelle monsieur Aimé Despatis, aidé d’Arthur Heppell, tient le fort à bout de bras : il assurea la sauvegarde des archives en les confiant au Centre régional d’archives de Lanaudière, nouvellement créé; il obtient le soutien financier de la Ville de Terrebonne pour la réalisation d’un inventaire sommaire des archives de la Société et de ses archives personnelles, qu’il entendait léguer à la Société dont il souhaite la relance.
Finalement, il confia à la Société de développement culturel de Terrebonne (SODECT) tous les artéfacts de la collection Masson, afin qu’ils soient conservés convenablement et, surtout, mis en valeur.
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2008
La relance
Sous l’impulsion d’Aimé Despatis qui sonne le rappel de la «vieille garde» en février 2008, la Société d’histoire relance ses activités; Claude Blouin reprend alors du service en occupant la présidence. Il demeure au sein du Conseil d’administration jusqu’en 2023.
Le projet de maison d’histoire est remis sur les rails, ainsi que les activités qui figuraient traditionnellement à l’agenda : conférences mensuelles, publications, le bulletin La Fournée.
La Société d’histoire reprend progressivement sa place au soleil : elle compte plus de 100 membres, met en ligne un site internet et s’inscrit dans la mouvance des réseaux sociaux en ouvrant une page Facebook.
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2011-2013
Partenaire incontournable
La SHRT participe activement aux travaux du Comité promoteur du Vieux Terrebonne de 2011 à 2013.
La Société collabore désormais avec la Société de développement culturel de Terrebonne (SODECT), le Centre régional d’archives de Lanaudière (CRAL), la Commission du patrimoine de Culture Lanaudière, Tourisme des Moulins, etc.
Elle redevient le partenaire incontournable qu’elle a été, non seulement dans ses domaines de compétence que sont la diffusion de la connaissance historique et la préservation du patrimoine, mais aussi dans la revitalisation culturelle et touristique du Vieux-Terrebonne historique. C’est dans ce contexte qu’elle participe aux travaux du Comité promoteur du Vieux-Terrebonne et à l’élaboration de la Politique culturelle de la Ville de Terrebonne en 2011 et 2012.
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2013
Un nouveau toit. Enfin !
Le 15 mars 2013, le maire Jean-Marc Robitaille et le président de la Société Claude Blouin inaugurent la Maison d’histoire de Terrebonne en coupant le ruban d’usage. Située au cœur du Vieux-Terrebonne (148 rue Saint-André), elle est le point de départ incontournable vers une aventure merveilleuse à travers son passé prestigieux.
Une première exposition prend place dans la salle Marguerite-Lachapelle: Une histoire de Terrebonne en photos. Une autre salle dédiée à Aimé Despatis est utilisée pour y faire de la formation, comme salle de réunion, ainsi que pour la tenue d’expositions temporaires.
À l’étage, on crée la salle Normand-Gouger qui devient un centre de documentation et de recherche.
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2015
La SHRT a 40 ans !
En novembre 2015, la Société d’histoire célébre dignement ses 40 ans d’existence lors d’un grand gala rendant hommage à ses fondateurs, alors que 85 convives sont présents à cette inoubliable soirée.
Une importante campagne de financement est organisée par Arthur Heppell et Marie-France Despatie, aidés de Nicole Boisvert. Une oeuvre créée pour l’occasion par Marc Lincourt intitulée l’Arbre des généreux, souligne la contribution des donateurs.
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2022
Nouvelle raison sociale
La Société d’histoire de la région de Terrebonne (SHRT) devient Société du patrimoine et de l’histoire de Terrebonne (PHT). Les images de marque sont les suivantes.


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2025
PHT fête ses 50 ans !
Dans une année qui se voulait festive, PHT organise et présente une fin de semaine pendant laquelle plusieurs activités sont tenues. Parmi celles qui le sont entre les 14 et 17 août: la Maison d’histoire de Terrebonne, qui tient lieu de siège social, de centre de recherche et d’expositions, est rebaptisée Maison Eugène-Labelle. À la même occasion, le bâtiment est maintenant reconnu comme un des édifices municipaux et arbore fièrement l’enseigne bleue et blanche de la Ville de Terrebonne.
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